Catherine Robin expose à Uzes

Parallèlement à la peinture, c’est grâce à son métier d’opticienne et à plus de vingt années de pratique que s’est affiné son questionnement quant à l’apparaître des choses:

– espace surréel ou irréel ?

– virtuel ou réel?

– immobile ou cinétique ?

– cloisonné ou fusionné ?

– net ou flou?….

Longtemps restées parallèles, ces deux passions se sont rencontrées en une seule. L’étude de la peinture, en plus de la discipline de l’apprentissage fut pour elle, d’une manière plus profonde, une méditation sur le temps alors que son métier d’opticienne l’a porté naturellement vers une interrogation constante sur la perception de l’espace.

Sa formation de peintre lui a appris outre le métier de peindre que l’essentiel est dans l’intensité du regard porté sur les choses. Pour capter l’intensité d’une lumière, d’une matière, d’une forme, d’un morceau de réel, elle utilise la photo. L’instant capturé sera en quelque sorte déployé dans une peinture à la façon d’une litanie: retour d’un même déjà là pour recomposer le temps du paysage et reconstruire sa forme dans la vigueur de son apparaître.

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